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Qui dit crédit, dit taux d’intérêts, lesquels sont déterminés en fonction du risque. Donc plus le pays est en difficulté et plus les taux d’intérêts sont élevés.

Mais plus le taux d’intérêt est élevé, et plus le pays a du mal à rembourser, on entre ici dans le domaine de la spéculation !

Pour évaluer les risques on fait appel à des agences privées, les fameuses agences de notation, et c’est en fonction de la note attribuée que le préteur définit le taux de l’emprunt.

Donc pour garder son triple A et emprunter moins cher on a recours à des politiques d’austérité, et pour rassurer les marchés on comprime les dépenses publiques, et on offre le secteur public aux appétits insatiables des investisseurs privés. Il faut tout faire  pour  rassurer les marchés, toujours inquiets et insatiables. Notons que les agences de notation font partie intégrante du système capitaliste.

La dette de la France vient des années 80. Les dépenses publiques n’ont cessé de croitre, jusqu’en 1996,  alors que les recettes publiques n’ont cessé de décroitre jusqu’à aujourd’hui. Depuis les années 1980, la fiscalité sur les ménages les plus riches est passée de 65% à 41%, la fiscalité sur les entreprises est passée de 50% à 33%, et même à 8% pour les grands groupes du CAC40. Evidement, la baisse des cotisations sociales des entreprises est à l’origine du déficit de la sécurité sociale et de la réforme des retraites.

La dette permet un transfert des richesses vers les plus riches, payées par l’ensemble de la population. Les uns hériteront de la dette, les autres de l’argent de la dette, le système et les inégalités seront ainsi perpétués.

Mais pourquoi emprunter à des banques privées, alors que l’on pourrait emprunter à bon marché à la BCE ?

Et bien en 1973 V.G.D’Estain et G. Pompidou réforment la banque de France en lui interdisant toute possibilité d’avance au trésor, la banque de France perd alors son rôle de service public. En 1976 R. Barre décide que l’Etat payera les intérêts de sa dette au delà du taux d’inflation, et en 1993, F. Mitterrand et J. Chirac, en application du traité de Maastricht, décident que l’Etat doit obligatoirement passer par les banques privées pour se financer.

L’Europe n’aide pas les pays mais les banques, la BCE rachète des titres aux banques mais pas aux Etats. Et l’Europe a créé le Fonds Européen de Stabilité Financière, pour soit disant aider les Etats de la zone euro en difficulté, mais là aussi, les prêts consentis sont soumis à des contraintes budgétaires et sociales dictées par la troïka et donc par les marchés.

On fait donc une nouvelle fois payer les créances des plus riches par l’ensemble des populations. Pour vous donner une idée, les 50 milliardaires les plus riches de la planète pèsent plus de 700 milliards d’euro, soit d’avantage que le FESF censé défendre la zone euro contre la spéculation.

C’est dire la puissance qu’ils possèdent. Comme quoi vouloir améliorer ou moraliser le capitalisme est vain : il faut tout simplement changer de système !

Si l’Europe est la bonne échelle pour concentrer les ressources humaines et techniques nécessaires afin de porter et développer des projets communs, il faut dénoncer le modèle de construction européenne qui a été faite jusqu’à ce jour et rejeter les traités européens. Il faut une Europe au service des populations, reposant sur la solidarité.

Il est urgent de créer un service bancaire unique et public, avec une banque centrale prêtant directement aux Etats.

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