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L’ancien président de la Cour constitutionnelle du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le juge Michael Bertrams, accuse la chancelière Angela Merkel d’avoir violé la constitution du pays en ne protégeant pas les frontières face à l’« invasion migratoire » massive. Le juge Bertrams dénonce le cavalier seul de Merkel qui a décidé unilatéralement de la réponse de l’Allemagne face aux migrants, au mépris de la volonté du peuple lui-même. Au point que la question de la constitutionnalité de ses décisions se pose aujourd’hui avec encore plus d’acuité, au lendemain des agressions sexuelles commises à la gare de Cologne par des hordes d’immigrants. Dans un article du journal Die Welt, le juge n’hésite pas à rapprocher Mme Merkel de celui qui s’est emparé du pouvoir en 1933, Adolf Hitler, en qualifiant sa politique de « démocratie autoritaire ».
 

La politique autocratique anticonstitutionnelle d’Angela Merlel

 
Le juge Bertrams rappelle que dans la démocratie représentative allemande, toutes les décisions essentielles et particulièrement celles touchant au budget de l’Etat, reposent dans les mains des membres élus du Bundestag, le Parlement allemand. De son avis, si le Bundestag a dû être consulté pour examiner la question du déploiement de quelques centaines de soldats allemands au Mali, il fallait lui donner d’autant plus la parole lorsqu’il s’agit d’accueillir des centaines de milliers de réfugiés.
 
Il fait valoir par ailleurs que les décisions d’Angela Merkel ne sont pas seulement contraires aux principes démocratiques, mais qu’elles sont également très impopulaires auprès des alliés européens de l’Allemagne. « Les valeurs de la communauté européenne s’arrêtent là où commence l’accueil de millions de réfugiés », a-t-il encore déclaré, citant le cas de la Hongrie, de la Pologne et de la République tchèque.
 

Un juge face à la crise migratoire en Allemagne

 
Le juge Bertrams n’est pas le premier à dénoncer haut et fort les décisions unilatérales d’Angela Merkel. Udo di Fabio, ancien juge constitutionnel fédéral, s’est également exprimé en ce sens ces derniers jours, insistant sur le fait que la constitution de la République fédérale d’Allemagne ne « garantit pas la protection de tous les peuples du monde entier par l’octroi, de fait ou de droit, d’autorisations d’entrée ». Le nombre croissant de personnes mécontentes de l’attitude d’Angela Merkel face à la vague migratoire, voient désormais en l’article 20-4 de la constitution allemande un moyen de faire valoir leur opposition. L’article stipule que les citoyens allemands ont le droit de « résister » à toute personne cherchant à violer l’ordre constitutionnel du pays, « à défaut de toute autre solution ».
 
Certains affirment qu’ils ont le droit de l’invoquer dans la mesure où Angela Merkel contourne le Bundestag pour appliquer la politique qu’elle a décidée.
 

Angela Merkel, coupable de haute trahison ?

 
Le bureau du procureur fédéral de Karlsruhe a reçu plus de 400 lettres de citoyens demandant l’ouverture d’une enquête officielle afin de déterminer si Angela Merkel a commis un acte de haute trahison. Pour les auteurs de ces lettres, le chancelier, en laissant entrer des centaines de milliers d’immigrants dans le pays, tombe sous le coup de l’article 20-4 en tentant de modifier la République d’Allemagne par la force ou la menace, se rendant de fait coupable de trahison. Ils appellent à sauvegarder leur identité » et ont pour but de « renverser le chancelier ». La bataille juridique peut commencer.

Ensemble contre la politique jacobine

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