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La médaille, surtout si elle est en or, est valorisante pour le producteur et rassurante pour le consommateur. Néanmoins peut-on se fier à ces macarons qui enjolivent les bouteilles primées à un concours ? La Sommelière vous donne quelques éléments de réponse.

Les médailles, un levier pour les ventes

Depuis une quinzaine d’années, le succès grandissant des concours a pour conséquence d’en augmenter le nombre. La France est un des grands pays organisateurs de concours, il en existe une centaine, plus ou moins connus du grand public qui récompensent chaque année des milliers de cuvées. La médaille reste un point de repère pour le consommateur notamment face à un rayon de grande surface alignant plusieurs centaines de bouteilles. Lorsque l’on sait que 75% des vins sont achetés dans des grandes et moyennes surfaces, on comprend tout de suite les enjeux financiers que représente une distinction capable d’augmenter les ventes.

Les médailles, un enjeu économique pour les concours

Les revenus dégagés par les concours sont alimentés par les domaines qui participent à la compétition. Ces derniers doivent payer une première fois pour présenter leur vin et ensuite si leur vin est primé, ils doivent de nouveau débourser une certaine somme pour acheter les macarons autocollants, à apposer sur leurs bouteilles. En toute logique, plus le nombre de médaillés est important et plus le concours augmentera ses recettes. La loi française encadre les concours en limitant l’attribution de médailles à un tiers des échantillons présentés. En général, tous les concours attribuent un macaron à 25% ou 33% des vins présentés quel que soit le millésime et la qualité des domaines participants.

Les jurés, dégustateurs experts ou pas ?

Un des défis majeurs des grands concours est de devoir réunir un grand nombre de dégustateurs pour évaluer les milliers de cuvées présentées. A titre d’exemple, le Concours général agricole de Paris doit trouver 2400 jurés. Or, il est difficile de réunir autant de jurés compétents, qualifiés et de qualité. La sélection des jurés se base donc en partie sur les personnes qui justifient de manière déclarative une expérience en dégustation et qui sont prêtes à venir… bénévolement.

3 médailles mais pas de bronze

La médaille de bronze n’étant pas celle que le consommateur privilégie, certains concours l’ont simplement éliminée mais sans pour autant diminuer le nombre de médailles. Les organisateurs ont trouvé une parade infaillible, ils ont créé une nouvelle catégorie qui vient supplanter l’or. Une sorte de « super » catégorie qui prend selon les concours différentes dénominations : grande médaille d’or ou prix d’excellence. Ainsi par un habile glissement de catégorie, on maintient une hiérarchie à trois niveaux dont le dernier reste valorisé aux yeux du grand public.

Ensemble contre la politique jacobine

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