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A quelque chose malheur est parfois bon et l’on pouvait légitimement espérer que la victoire du parti islamiste lors des élections législatives turques de novembre dernier mettrait un point final au débat sur l’adhésion de la Turquie à l’Europe. Comment prétendre, en effet, qu’un pays à majorité islamiste a vocation à faire partie de l’Union européenne ?

Bientôt une nation islamiste en Europe ?

Et pourtant ! Les Quinze, ont immédiatement fait savoir que la Turquie conservait son statut de candidate légitime à l’adhésion. A peine les résultats électoraux proclamés, Recep Tayyip Erdogan, le chef du parti islamiste turc – il ne peut accéder au poste de Premier ministre en raison d’une condamnation pour incitation à la haine religieuse ! – entamait une tournée en Europe pour confirmer la candidature de son pays à l’Union européenne.

1.La naissance d’une Europe sans aucune limite géographique

Ce seul argument devrait suffire : la Turquie n’est pas une nation européenne. Plus de 97 % du territoire turc se trouvent en Asie et 99 % de ses habitants sont musulmans. Géographiquement la Turquie est tournée vers l’Asie et culturellement vers… La Mecque ! Si la Turquie adhère à l’Union, alors l’Europe aura demain des frontières communes avec l’Iran, l’Irak, la Syrie… Accepter l’adhésion de la Turquie c’est donc briser l’homogénéité culturelle de l’Europe et ne plus fixer aucune limite à son élargissement.  » Si la Turquie fait son entrée, écrivait Alain Duhamel dans le quotidien Libération, alors pourquoi pas les républiques musulmanes de l’ex-URSS, les pays du Maghreb ou Israël ? Cela n’aurait rien d’impossible en soi. Les liens historiques de maints pays d’Afrique ou du Proche-Orient avec l’Europe sont même nettement plus fort que ce n’est le cas avec la Turquie.  » Laisser la Turquie adhérer à l’Europe, c’est donc admettre le principe d’un élargissement sans fin.Et M. Erdogan de déclarer :  » Nous ne voyons pas en l’Union européenne un club chrétien et nous ne voulons pas que celle-ci soit comprise comme telle « . On le voit, M. Erdogan ne manque pas d’aplomb, puisqu’il n’hésite pas à définir unilatéralement ce que doit être l’Union européenne !

L’aveuglement des dirigeants français

On ne saurait en dire autant des dirigeants européens et, hélas, des gouvernants français. Pour le ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin,  » les engagements des Européens à l’égard de la Turquie ne sauraient être remis en cause.  » Une position visiblement partagée en haut lieu. Le 27 novembre, M. Chirac jugeait utile de bousculer le protocole de l’Elysée en accueillant personnellement M. Erdogan sur le perron du palais, un geste habituellement réservé aux seuls chefs d’Etat et de gouvernement.

Un millénaire de lutte sans merci

Concédons à M. Chirac une circonstance atténuante : il croit que  » la Turquie a toujours fait partie de l’Europe  » ! Il est vrai qu’Istambul s’appelait autrefois Constantinople… Mais comment les Turcs pourraient-ils aujourd’hui se prévaloir d’une cité et d’une civilisation qu’ils ont précisément réduites à néant ? Depuis la bataille de Manzikert en 1071, jusqu’à l’occupation de Chypre en 1974, en passant par la chute de Constantinople (1453), la bataille de Lépante (1571) et la levée du siège de Vienne (1683), l’histoire que les Turcs et les Européens ont en commun est celle d’une lutte sans merci.

Pas davantage que des relations de bon voisinage

Et s’il faut, bien entendu, se féliciter que l’Europe et la Turquie entretiennent aujourd’hui de bonnes relations, il faudrait aussi avoir le courage de dire clairement aux Turcs que ces bonnes relations ne pourront jamais être davantage que des relations de voisinage, tant ils n’ont aucunement vocation à entrer dans la maison commune européenne. Selon un récent sondage de la Sofres, près de 58 % des Français seraient  » tout à fait opposés  » (35 %) ou  » plutôt opposés  » (23 %) à l’entrée de la Turquie dans l’Europe, tandis que seuls 5 % y seraient  » tout à fait favorables  » !

Cette forte réticence des Français suffira-t-elle à conjurer ce funeste projet ?

On peut légitimement en douter, tant les politiciens ont pris la fâcheuse habitude de suivre les diktats du politiquement correct plutôt que les souhaits de leurs électeurs.

2.L’aggravation de l’immigration

L’adhésion de la Turquie provoquera une vague d’immigration sans précédent dans l’histoire de l’Europe. La Turquie compte aujourd’hui une population de 65 millions d’habitants, presque tous musulmans, qui seront 88 millions en 2025 du fait d’une démographie galopante. Comme la « libre circulation des personnes » est une règle de base de l’Union européenne, il est clair que ces populations, attirées par la protection sociale et niveau de vie européen – le PNB par habitant est de 5.000 dollars en Turquie contre 26.600 dollars en France ! – émigreront en masse vers l’Europe.

3.L’islamisation de l’Europe

l’adhésion de la Turquie favoriserait l’islamisation de l’Europe. Quelques 99% des 65 millions de Turcs sont de confession musulmane. La tentative de Mustapha Kemal Atatürk d’européaniser la Turquie a échoué comme l’a démontré de façon éloquente la victoire des islamistes turcs lors des dernières éléctions législatives. Sous une mince couche de vernis laïque, la Turquie et les turcs restent profondément muslumans. Cela n’a rien de méprisable. Mais cela ne donne pas vocation à entrer en Europe.

4.L’augmentation du chômage

L’adhésion de la Turquie représenterait un suicide économique et social. Le PNB par habitant de la Turquie est évalué à moins de 3.000 dollars contre 20.000 pour l’Union européenne. Son inflation oscille autour de 100 % annuel, contre 1,4 % en moyenne chez les Quinze. Avec de telles disparités, la facture de l’adhésion de la Turquie serait lourde pour les travailleurs français et européens. Non seulement ceux-ci se verraient concurrencés sur leur propre sol par la main-d’œuvre bon marché des immigrés turcs, mais de nombreuses entreprises françaises et européennes ne résisteraient pas à la tentation de délocaliser leurs activités vers le paradis fiscal turc. L’adhésion de la Turquie se solderait donc par l’explosion du chômage pour les travailleurs français et européens.

5.L’explosion de la fiscalité

L’adhésion de la Turquie aurait aussi un coût fiscal considérable, car elle impliquerait l’instauration d’un véritable « plan Marshall » européen pour aider ce pays à combler son retard. Or ces flux financiers ne pourraient se faire qu’au détriment des contribuables français et européens. Non seulement ils seraient sommés de financer les milliards d’euros qui se déverseraient sur la Turquie, mais de nombreuses aides européennes qui bénéficiaient jusqu’ici à la France seraient nécessairement réorientées vers les Turcs. L’adhésion de la Turquie signifierait donc, pour la France, encore moins de subventions européennes et encore plus d’impôts !

Ensemble contre la politique jacobine

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