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Blancs interdits de parole

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Alain Jakubowicz, ancien président de la Licra, soupire dans les colonnes de Libération car la lutte contre le racisme et l’antisémitisme n’est plus ce qu’elle était : « Il y a encore trente ans, la cartographie de la haine était simple à établir : le racisme et l’antisémitisme étaient d’extrême droite. D’un côté, les héritiers de la Résistance, et de l’autre, ceux de Vichy. » Tout f… le camp ! A vrai dire, il y a un moment déjà que nos compatriotes juifs ont compris, à leurs dépens et dans leur chair, que ce ne sont pas les héritiers de Vichy qui menacent leur sécurité.

Mais ce nouveau racisme, ce ne sont pas seulement agressions et injures dans certaines banlieues, il est aussi anti-blanc, il s’affiche ouvertement, se théorise par des groupes qui ont porte ouverte jusque dans l’Université, telle Paris VIII-Saint-Denis, ce qui a ému Alain Jakubowicz, plus habitué à fustiger « l’extrême droite. » Depuis le 11 avril, se tient dans les murs de cette faculté un événement, au nom évocateur et explicite : « Paroles non-blanches : rencontres autour des questions de race. Travail et mobilisation », organisé par le collectif « Groupe de réflexion non-mixité racisée. » Au cours de ces rencontres, on traite entre autres, de la « blanchité des médias ». Quoique sur l’affiche il soit indiqué, « ouvert à tous », tous ne pourront pas parler, on lit en effet : « Atelier-débat sur la non-mixité avec le Collectif Mwasi- Quelle place pour les allié.e.s ? (atelier en non-mixité) ». C’est-à-dire pas d’homme ou de femme blanche. Car le Mwasi se présente comme « non mixte car nous pensons être les mieux placés pour saisir les armes de notre émancipation. Mwasi n’est ni contre les hommes ni contre les autres groupes ethno-raciaux. En effet, ils pourront se joindre à nos actions en tant qu’alliés après concertation des membres du collectif. »

Alain Jakubowicz nomme ce dont il s’agit : « Quitter une réunion féministe en raison du trop grand nombre de meufs blanches et assimilationnistes, c’est aussi être raciste », en revanche Libération en parle de comme de « nouveaux antiracistes. » Car selon les adeptes de « paroles blanches » ils répondraient à un « racisme d’Etat » destiné à perpétuer la domination de l’homme blanc. Les « non-blancs » étant les arrière-arrière-arrière-petits-enfants des colonisés et comme le temps ne fait rien à l’affaire, ils souffrent encore de la colonisation d’autant que les hommes blancs, eux, sont les arrière-arrière-arrière-petits-enfants des colonisateurs qui continuent à les opprimer.

En laissant s’exprimer ces coupables et illégales aberrations racistes dans des locaux publics, l’Université de Saint-Denis a-t-elle toutes ses facultés ? Et Manuel Valls qui se frappe la poitrine, au nom de la République, pour avoir se laisser développer un « apartheid » dans les banlieues, que pense-t-il de celui qui s’organise à Saint-Denis, et ailleurs ? S’il ne nous lit pas, qu’il lise au moins l’ancien président de la Licra : « Si nous nous taisons aujourd’hui, alors dans quelques semaines, dans quelques mois, nous verrons apparaître des conférences interdites aux blancs et aux juifs, des écoles privées réservées aux « colored people ».

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